lundi 21 janvier 2008

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L'ivresse d'entrer au coeur du programme et de le modifier. ici

C'est le plus grand pitch du XXème siècle, qui se déroule parallèlement, et à peu près en même temps, au coeur de l'atome, aux Etats-Unis et en Allemagne, avec la découverte de la fission nucléaire ; au coeur de la cellule avec la découverte de la molécule d'ADN, au coeur du semi-conducteur avec l'invention de l'informatique.

Atteindre le coeur du programme et le modifier.

Avec quelques connaissances en HTML et en CSS, c'est ce que vous pouvez faire au coeur de votre blog, le modifier, et ressentir quelque chose de cette ivresse.

Pourquoi, si ce n'est par facilité ou par conformisme, faudrait-il que l'auteur d'un blog respecte le principe de chronologie de la forme qu'il emprunte ? Les inventions humaines ont toutes de ces gadgets faits pour éviter, ou tout du moins atténuer les questionnements, pour nous faire marcher au bord du précipice sans que nous en ayons conscience. Ainsi, grâce au gadget de la chronologie - l'arbre qui cache la forêt - vous parvenez à écrire un blog. Mais il faut savoir qu'en l'absence de gadget, écrire c'est fréquenter le précipice, et, loin du confort, c'est ce que les artistes ont toujours fait. Pour saisir cela, j'ai eu un jour cette vision très nette des oeillères qui réduisent le champ de vision des chevaux domestiques. Dans le fond, nous, humains, ne sommes pas différents : nous inventons des instruments pour boucher une partie de notre champ de vision, afin de pouvoir calmer notre peur, étouffer l'explosion de l'irrationnel au moment d'avancer vers l'inconnu. Celui qui fait l'expérience de décoller légèrement les oeillères de ses tempes, se retrouve aussitôt illuminé. Et il faut savoir qu'en faire, d'une telle lumière.

Pourquoi faudrait-il que le contenu d'un blog y soit écrit une fois pour toutes ?

Est-ce que je fais erreur si je dis que l'histoire comme la mémoire sont deux choses vivantes ? Le sens n'est-il pas lui-même une chose vivante ?

Pour en avoir le coeur net, retournons en arrière, partons sans tarder, reprenons tout dans l'autre sens, ici, jusqu'au début. Entrons au coeur du programme et inversons-le. Inversons l'Usine dans sa globalité, inversons nos systèmes de production, partons de la matière raffinée pour remonter jusqu'à la matière brute, la matière originale. Arrivé au début, nous aurons touché notre but.

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